lundi 31 octobre 2011

Là aussi...

...inévitablement ! :-)

Plage d'Ipanema
Escalier Selaron

Tchau Brasil !


Le pays est immense et les distances considèrables ! Nous avons dû faire des choix, ce fut celui de découvrir les principales villes. Notre vision est en conséquence non seulement partiale mais aussi partielle. Toutefois ce choix ne fut pas totalement arbitraire puisque la population urbaine y était estimée à 87 % en 2010 ! 
Comme partout, les villes nous tendent le miroir inquiétant des effets de la marche aveugle vers le développement économique sur le modèle d'un libéralisme débridé : urbanisme sauvage, voiture triomphante, menaces sur l'environnement et le patrimoine, pollutions de toutes sortes, hyper-consommation proposèe comme critére de réussite et de bonheur, corruptions, économies parallèles, drogues, mal bouffe, exclusions et leurs corollaires, révoltes, délinquances et violences.
Est-ce ceci la Modernité ? Alors le Brésil est moderne.
Est-ce ceci le Futur ? Nous espèrons que non !
Sur une place de Rio de Janeiro des “Indignès” occupaient l'espace et clamaient pacifiquement que l'homme n'est pas une marchandise. Ces mouvements, nés spontanèment et hors des partis traditionnels, en Europe comme dans le “Nouveau monde”, sont-ìls annonciateurs d'une capacitè á imposer un (nécèssaire) développement plus soucieux d'humanisme ?
S'il est une facette du Brésil qui nous est apparue futuriste, c'est celle de son remarquable métissage humain ! Collègues, couples, amis, partout les couleurs se croisent, se saluent, dialoguent et se mêlent ! Image du monde de demain  ?  



et le pain de sucre ?

Le voilá ! 

Fleurs




Il suffit de lever le nez dans les avenues de Copacabana ou d'Ipanema ! 

A grande loucura, la grande folie

Jorge Selarón est un peintre chilien. Il a bourlingué de par le monde et à partir de 1990, il s'installe au pied d'un vieil escalier de plus de 200 marches, reliant les quartiers populaires de Santa Teresa et de Lapa. A la manière d'un Gaudí sud américain, il va patiemment tapisser murs, marches et contre-marches de ce qui est devenu la Escadaria Selarón (L'escalier Selarón), de carreaux de faïence (“azulejos”) d'abord acquis par ses soins puis, le succés venant, offerts par des visiteurs du monde entier ! Sa grande folie !
C'est un personnage haut en couleurs et gouailleur avec qui il est facile d'entrer en contact. Quand lui et Manuel se sont découverts natifs de villes chiliennes trés voisines, la sympathie s'est installée et la conversation devint franchement joyeuse, sincére et...intarissable :-)

Jorge Selaron
au pied de son escalier

Détail / Carcassonne :-)

Détail / Lyon :-)
Hommage au Brésil
La femme enceinte est un thème omni-présent 

Femmes

le Brésil a choisi en 2011 une femme pour succéder au très populaire Inacio Lulla da Silva : Dilma Roussef. Elle avait sa confiance et son soutien. 
Comme je le faisais remarquer dans un précédent billet, l'Amërique latine, réputée machiste, n'a pas hésité dans plusieurs pays, à confier la fonction suprême à des femmes.
L'Argentine vient de reconduire la plus contestée Cristina Fernandez de Kirchner.

http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=7690823501033086084&postID=2480427460703307253&from=pencil

Football, autrement dit...Maracana !


Si on souhaite engager la conversation avec un Brésilien, c'est simple et rapide ! Il suffit de lui parler de football :-). Incollables et intarissables ! 
Ils vous diront que Pelé est le plus grand joueur de tous les temps et qu'il a su le rester par son sérieux et sa sobriété. Tel n'est pas le cas des plus jeunes dont on insinue en riant que le succès leur est monté à la tête et qu'alcool et jolies filles la leur ont fait tourner !
Ils espèrent tous qu'en 2014 le Brésil gagnera la coupe CHEZ LUI ! C'est aussi avec un grand éclat de rire , un brin incantatoire, qu'ils écartent l'idée d'un nouvel “maracanazo”: en 1950, dans le stade de Maracana, un des plus grands au monde, et spécialement construit pour l'occasion, c'est l'Uruguay qui emporte la coupe si convoitée !
Nous avons vu ce stade mythique de loin seulement. Il est en totale rénovation pour 2014.

Misère

Un nouveau visage se dessine ! Celui d'une personne jeune, très jeune même, presque celui d'un enfant. Bruyant, insolent, sarcastique ayant abandonné l'imploration pour le défi, la menace et la violence.
Derrière ce masque, elle ne suscite plus la compassion mais la peur !

Insécurité

Nous avions abordè le Brèsil avec la prudence recommandèe mais sans paranoia. 
Nous avons ète obligès de constater que l'insécurité est suffisamment prèsente pour devenir une préoccupation constante et contraignante.
Nous avons éte impressionnés par les mesures de précaution déployées dans les habitations : grilles imposantes, caméras de surveillance, chiens de taille dissuasive...
Des recommandations de prudence nous ont été formulées de manière spontanèe par les hôteliers ou bien par les commercants et habitants dont nous sollicitions l'aide pour nous orienter. Des commentaires ont dèjà faits pour Brasilia et Sao Paulo sur le blog. A Rio de Janeiro, c'est en plein centre ville et de jour, qu'il nous fut déconseillé de traverser tel parc ou d'emprunter telle rue ou telle passerelle .
“C'est dangereux ! Il y a beaucoup de vols”, “ Soyez prudents ! C'est peu fréquentè”, "N'allez pas là-bas ! Restez là oú il y a du monde”....
Nous sommes reconnaissants à ces Brèsiliens de leur aide avisée , laquelle nous a peut-ètre évité des déconvenues là oú nous ne les avions même pas soupconnées..

Favelas,

Dans toutes les villes oú nous sommes passés, nous les avons apercues au loin. C'est quasiment inévitable, sans nul besoin de les chercher, dès lors qu'on rejoint le centre d'une ville depuis l'aèroport ou qu'on part d'une gare routière.
A Rio de Janeiro, depuis les collines, à un moment ou à un autre, votre vue plonge sur l'une d'entre elles. Certaines sont très étendues, d'autres de taille réduite. Le plus souvent, elles sont agrippées sur les flancs d'une colline. Ici la Misère a vue sur mer !
Jean est un ancien carossier venu au tourisme rècemment. Il parle avec orgueil de son ascension sociale, lui qui est issu d'une famille pauvre du Nord du pays. Il a déjá appris Francais et Anglais et aujourd'hui, il s'est mis à l'Allemand avec la mèthode...Assimil qu'il nous montre fièrement. Il a pour projet d'ajouter le Chinois à ses compètences linguistiques ! Dans la perspective du Mondial de football de 2014 et des JO de 2016 ! Cette volonté pour trouver sa place a forcé notre admiration ! 
Il nous a parlé avec flamme des progrès qu'a connus son pays grâce à la prèsidence d'Inacio Lulla, dont il est un admirateur inconditionnel : accès gratuit à l'éducation pour un grand nombre d'enfants, élevation significative du niveau de vie, reconnaissance internationale....Selon lui, les favelas ne sont plus les ghetto d'antan. L'eau et l'electricité y arrivent, la police peut y pénétrer, les habitants y développer une économie de proximitè et même l'ètranger au quartier s'y introduire !
Combien nous aimerions que ce discours enthousiate décrive une pleine rèalitè ! Sans minimiser le chemin qui a été parcouru , il nous semblé que ces propos devaient être nuancés. Ils ont été malheureusement contredits par ceux vibrants d'indignation que nous ont tenus d'autres interlocuteurs pour dénoncer les écarts de revenus outrageusement élevès, la corruption touchant les plus hautes sphères gouvernementales, les policiers ripoux, les enfants errant dans les rues et cette misère qui, si tôt la nuit venue, dévale des collines pour  rejoindre les centres des villes tout comme les quartiers huppés, à des fins laborieuses (récupèration des déchets et des cartons), ou délictueuses (vols avec parfois agression).
Le salaire minimum est de 540 reales soit 270 euros. Dans les Shopping, il est courant de voir de simples chaussures de sport du montant de ce salaire minimum. Payables en plusieurs fois, il est vrai ! :-(









dimanche 30 octobre 2011

Le 26 octobre 2011

à 16h30 exactement, nous avons posè le pied sur la plage de Leblon, plus branchèe encore, dit-on, que celle d'Ipanema ! Et là, oh ! Surprise nous avons vu que sur la colline toute proche se blotissait (en toutes saisons !), merveilleusement situèe face à l'ocèan...une favela ! C'est un peu ca, le Brèsil !



Le 24 octobre 2011...



à 18h très exactement, nous avons posè le pied sur la plage d'Ipanema, dèsormais bien plus chic, dit-on, que celle de Copacabana.
Nous n'avons pas vraiment fait la diffèrence (question de saison ?) ! Il est vrai que nous ètions lá, pour admirer le coucher du soleil derrière les 2 fameux “morros.” Nous avions lu qu'au moment prècis oú l'astre vènèrè (coutume effectivement constatè) disparait, ses modernes adeptes l'applaudissent. Personne n'a tapè dans ses mains mais les couleurs ètaient superbes et la plage peu à peu abandonnèe prenait des airs de tableaux tantôt surrèalistes tantôt pop'art.










Le 23 octobre 2011


à 17h exactement, nous avons posè le pied sur la plage de Copacabana, la plus cèlèbre au monde !
Nous avons un peu honte de dire...bof !
Certes comme dans les cartes postales l'ocèan arrive sur la plage en de beaux rouleaux et le sable est fin et blanc. Hèlas ! elle est bordèe de tours et de barres pour la plupart bien (trop) impersonnelles et d'une avenue à plusieurs voies bien (trop) bruyante !
Les “Beautiful people” n'etaient pas là (question de saison ?) ! Et même que nous avons surtout vu des gens comme vous et nous : pas forcèment jeunes et beaux, pas forcèment grands et minces, pas forcèment musclès et pas forcèment... bronzès :-) !
Plutôt sympathique, non ?
Vendeur de maillots !

El Cristo Redentor, le Christ rédempteur

"Bras ouverts au monde" 
31 mètres de hauteur sans compter le socle (qui en fait 8), sur une colline qui culmine á 710 métres au dessus du niveau de la mer !Le symbole de Rio de Janeiro ! C'est vrai qu'il en impose ! C'est vrai qu'il est visible de nombreux points de la ville, de jour comme de nuit ! C'est vrai qu'au pied de son piedestal, on a la plus belle vue qui puisse s'imaginer sur la ville, sur la baie, sur les collines boisèes. Et la forêt de Tijuca, par laquelle on y accéde, est une des plus vastes forêts connues en milieu urbain.



Rio de Janeiro, un site exceptionnel


C'est d'abord en la survolant en avion puis depuis la colline [“El morro”] du Corcovado, sur laquelle est érigè le fameux Cristo Redentor, le Christ Rèdempteur, qu'on visualise le mieux la topographie si particulière de la ville : des collines, semblables à des mamelons, disséminèes ca et là tout au long d'un littoral superbe. La ville s'infiltre dans les interstices, s'agrippe aux flancs des collines, épouse le bord de mer, le contour des baies et des lagunes. Paquets de hautes tours modernes, pans de ville ancienne et favelas  alternent et souvent se côtoient sans qu'on puisse comprendre la logique de croissance et d'ordonnancement. Sans doute n'y en a t-il guère !
Très vite, contrairement à Brasilia, elle donne le sentiment au voyageur qu'au delà d'une intense activitè économique et administrative, elle sait se montrer cultivèe et èpicurienne à la fois !
Il n'est pas convenable de s'immiscer dans les affaires d'un pays :-) ! Mais indèniablement, Rio de Janeiro reste...Capìtale !

La municipalitè

Mystèrieuse transmission !

Il est des lieux oú la mémoire se perd et dont s'empare la sinistre acculturation. Il en est d'autres, comme à Salvador de Bahia, oú la persistance des rèfèrences culturelles demeure étonnamment vivace : instruments de musique et rythmes, danses symboliques (par exemple la capoeira, désormais cèlébre dans le monde entier ), cuisine, vêtements (surtout ceux des femmes), expression artisanale, vie religieuse, objets symboliques...
Comment, en dépit de l'èloignement spatiale puis temporel des lieux originaires, comment malgrè les interdictions,les persècutions, les évangèlisations, la modernisation peut ne pas se rompre le fil de la transmission ? Quelle capacitè de rèsistance, quelle force de conviction, quelle foi inèbranlable et quelle espèrance dans l'avenir oeuvrent de manière silencieuse et obscure par delá les individus et les âges ?
Salvador de Bahia nous donne une lecon en forme de question !

A Salvador de Bahia, ville moderne et favelas

Nous les avons vues de loin et seulement en passant.

















mercredi 26 octobre 2011

Syncrétisme ?

Petite promenade en images et sans commentaires !

Eglise Sao Francisco



Musèe Afro-Brasileiro

Eglise Sao Francisco

Eglise Sao Francisco
Eglise Sao Francisco
Dans la rue 
Dans la rue

Dans la rue

Eglise Sao Francisco / Azulejos

Dans la rue
Facultè de mèdecine

Dans la rue
Faculté de médecine

Jorge Amado

"Il est toujours possible de planter une graine,
de faire naître un espoir"



Sa maison maintenant musèe
au coeur du quartier de Pelourinho

Quelques Orixas

Oxalufan
Vieux et sage, il reprèsente Oxala
dans la grandeur de sa vieillesse
...ou divinitès du culte afro-brèsilien représentées par Carybé, Hector Julio Paride Bernabó, artiste de père italien et de mère brèsilienne [1911-1997] et exposèes au Musèe AfroBrasileiro de Salvador de Bahia.
Iyami Oxoronga
particuliérement redoutable,
on lui doit un total respect

Oníle
Seigneur de la Terre,
il porte le monde sur son dos
Ossaniyn
Orixa des herbes,
il commande les feuilles médicinales
Iemanjá
Maitresse des eaux

...et il y en a tant d'autres !!! 
Merci á la Conservatrice du musèe qui a accepté de nous fournir une passionnante documentation !