lundi 31 janvier 2011

Pinguinos !

Pour notre Eléa, notre Milo et aussi notre...Anaïs ! :-)

Pour une bière (australe)
Incontournables, ils sont la vedette du coin : pâtisseries, bonnets et écharpes, polaires, chops de biére (australe, bien sûr), en fourrure, en pierre, en bois, á l'entrée des boutiques et sur les affiches de toutes les agences de tourisme...sur les îles aussi, quand même ! :-)
Mais, attention, en français ce sont des...manchots !
En sucre

En vitrine ! 
En pierre
un peu triste, non ? 

L'ombre d'Evita (Peron)...

...sur une petite place face au port et à l'arrêt de bus toute proche. Tout est dit !
"Eternellement, parmi les plus humbles !"
"Là oú existe un besoin, c'est un droit qui naît"





Dites donc, monsieur Hulot !

Vous n'aviez pas dit qu'à  Ushuaia,  c'est une douche...par heure ! D'ailleurs j'ai attrapé un rhume ! :-)
Sinon, c'est bof ! bof ! Urbanisme anarchique, vaste supermarché du sport et de l'aventure , accès aux lieux intéressants vraiment cher ! Nos avons trouvé la réputation de cette "fin del mundo" tout à fait surfaite.
On a eu envie de passer notre chemin ! Mais bon, on est venu, on a vu et on n'a pas été (con)vaincus :-)

dimanche 30 janvier 2011

Communiqué, communiquer :-)

Nous sommes ravis de trouver des messages dans nos boîtes électroniques ! Et nous vous en remercions. Mais souvent nous avons du mal à rester réactifs...Imaginez ! Rarement plus de 2 nuits dans le même endroit...Transports, visites, connexions pas forcément simples et souvent lentes d'oú des problèmes pour le chargement des photos...Alors ne nous en voulez pas si nos réponses tardent ! Elles viendront ! Continuez á garder le contact avec nous et á donner de vos nouvelles et n'hésitez pas á faire vos commentaires sur le blog qui reste pour nous le moyen le plus simple de rester en contact avec le plus grand nombre, famille et amis !

Les rencontres de Puerto Williams, suite....

Bienvenue á Sabine et Benjamin qui sont comme nous, sur les routes d'Amérique du Sud !

mercredi 26 janvier 2011

De l'autre còté du canal de Beagle, l'Argentine

A notre arrivée par le port d'Ushuaia une douche (de pluie) et les accents d'un tango éternel, diffusé par haut parleur : "Adios Muchachos" !
Nous voici dans l'ambiance :-)
http://www.youtube.com/watch?v=HizJZbcSovo
Nous ne tarderons pas á vérifier la pertinence du dicton local qui dit qu'on peut vivre les 4 saisons en une seule journée !

Las casitas de color de Puerto Williams

Lors de ma "chasse" photographique, sourires amusés, signes amicaux de la main, message de bienvenue "Que Chile te acuda con cariño" "que le Chili t'accueille avec affection ! " et conversations spontanées...Je crois qu'ils sont fiers de ces taches de couleur défiant le gris du ciel !
Merci pour ces merveilleux moments !




Noire ? Pourquoi pas ?
Avec camion assorti, c'est possible !
...et poubelles aussi !


La vie est un roman : Nelida y Nelida

Sur le ferry, entre Patagonie et Terre de feu, j'ai rencontré l'autre Nelida ! Jamais ni elle ni moi n'avions croisé une personne portant le même prénom...Elle raconte son histoire. Son pére admirateur d'une actrice argentine, Nelida Lovato. Stupéfaction ! le mien, non moins sensible au talent d'une certaine Nelida Quiroga !
Et notre entourage, amusé et ravi, de nommer un glacier, sans nom selon le capitaine... Nelida-Nelida :-)

Les rencontres de Puerto William

Sur le ferry des sympathies sont nées. Sans doute ne vient-on pas jusqu'á ce village lointain et selon ce mode de transport, sans avoir quelques points communs !

  • Michel, Christian et l'autre Nelida :-), Sabine et Benjamin, René, Andres et Pamela.
  • Au village, Hector et Loreto. Il travaille pour la marine chilienne dans le secours en mer. Ensemble, ils ont vécu pendant 1 an dans une "alcadia de mer", une mairie de la mer soit... un phare du bout du monde! Un an sans discontinuité, n'ayant pas d'autres contacts directs que les equipages des bateaux venant, environ une fois par mois, les approvisionner. Elle l'aidait dans ses tâches et serait prête á repartir si ce n'étaient les enfants...
  • Andres de l'ONG "audiovisualessinfronteras.com". Lui et son équipe sont lá pour réaliser un film sur la culture des Yamanas, dont les enfants sont les metteurs en scéne. Ils interviennent dans le monde entier pour que ne soient pas oubliées les "nourritures"...culturelles !  


Dans les forêts natives

Ici aussi !
pour Dominique, mon écolo préférée .-)

Arbres et arbustes ont de toutes petites feuilles, sans doute caractéristiques des essences des terres froides. Beaucoup d'arbres présentent des noeuds, parfois énormes, réaction de défense contre des champignons parasites qui tombent au sol en quantité importante et ressemblent á des morilles. La curiosté est rapidement aiguisée par la fréquence dans le paysage, d'espaces étendus et couverts d'arbres morts, érigés ou au sol, de couleur grise et de formes tortueuses. Humidité excessive (les tourbiéres sont nombreuses) et....castors faconnent ces paysages énigmatiques entre cataclysme et beauté sculpturale ! Ces "charmants" rongeurs furent introduits en Patagonie á des fins d'élévage. Ils trouvérent le chemin de la liberté et prospérent désormais dans les forêts pour lesquelles ils sont devenus un véritable fléau.

Les tourbiéres
Habitat de castor
L'arbre se défend d'un parasite

Parasite dans l'arbre
Parasites tombés au sol
Ne dirait-on pas des morilles ?

Puerto William, l'enchantement !

C'est ici que le Chili mérite le mieux son nom á l'étymologie la plus communément admise : " Lá oü finit la terre". Les habitants, le plus souvent venus d'autres régions chiliennes, sont souriants, aimables et échangent volontiers. Ils aiment ce bout de terre, si éloigné de tout, pour la beauté de ses paysages, son caractére encore sauvage et, sentiment partagé, la tranquillité et la sécurité.
" Je peux me promener á n'importe quelle heure du jour et de la nuit sans aucune crainte " me dit une femme. "Les enfants peuvent être laissés libres" dit une autre.
Une centaine de km de routes non asphaltées
Certains en sont partis et..reviennent ! D'autres sont venus provisoirement et sont restés.
Au loin, la Terre de feu
Le petit cimetiére Yamana
De lá, partent les voiliers pour le Cap Horn
Présence du vent 
Bateau de pêche
La clef sur la porte ! 

De Punta Arenas á Puerto Williams

Le ferry 
En quittant le port de Punta Arenas

Eaux obscures, profondes et glacées
La cordillére enneigée
Les oiseaux suivent le ferry 
Forêts natives et cascades
Les ventisqueros / glaciers arrivent dans la mer

îles et îlots


Ventisquero / Glacier
Il est 23h !! 

vendredi 21 janvier 2011

La mort des peuples

Nous restons peu à l'aise avec certains mots : Indigénes ? Aborigénes ? Autochtones ? "Indiens" pour consacrer le malentendu historique qui n'a toujours pas été effacé de la langue.
Ceux qui peuplérent ces terres ne sont guére connus : Mapuches, tehuelches, Seik'nam, Yamanas, Alacalufes...Ils étaient tous nomades cueilleurs, chasseurs et/ou pêcheurs. Certains vivaient même sur leur canoé, "nomades des mers". Pendant longtemps, ils virent passer les voiliers qui n'abordaient pas ces terres inhospitaliéres. Les premiers navigateurs apercevaient quant á eux des fumées : la Tierra de fuego, la Terre de feu dirent-ils. Ces feux que les "sauvages" laissaient allumés en permanence pour se protéger, se chauffer et sans doute aussi honorer quelque divinitè bienfaisante ?
La colonisation entre en scéne revêtant les habits de la civilisation ! Le rideau tombe sur une sombre fin : désorganisation culturelle, maladies inconnues, alcool, déplacements, mise á prix des têtes...comme des bêtes ! Ils prennent naïvement  les moutons d’élevage pour des proies faciles et les colons eux "chassent sur les mêmes terres" !
Indiecito, le culte qu'on te voue aujourd'hui, est-ce de l'amour ou du remords ?
Hélas, la repentance ne console que d'autres innocents, "coupables" seulement de descendre des fautifs ! les peuples mis á mort quant á eux ne sont plus là pour l'accepter !

Ps je pense á toi, Régine, qui me parlait dans un message de l'autre Pôle !

L'esprit de conquête

Qui étiez vous vraiment navigateurs, explorateurs, conquistadors ? Sur mers et par terres inconnues...Notre bateau avance lentement et en admirant, non sans une certaine frayeur, ces rives toujours sauvages et ces canaux sombres et profonds à la géographie labyrinthique, je pense á vous avec émotion !  Les frêles embarcations, les rives inhospitalières , les passages maritimes inexplorés, le besoin d'eau douce et de vivres, les tempêtes, les pluies et les vents, les mutineries d'hommes pris d'effroi..Vous naviguiez sur un océan ...d'inconnu !
L'appât du gain, la fiévre de l'or, le désir d'evangélisation épuisent-ils ce qu'il en était de vos désirs profonds ?

Magellan, plus qu'un détroit

La statue de Magellan à Punta Arenas 
Pour rejoindre Puerto Williams, la ville la plus australe au monde, sur l' île Navarino, deux solutions : des avionnettes ou le bateau, un ferry transportant véhicules, marchandises et quelques passagers. Nous choisissons cette solution qui nous fait naviguer 36h durant sur le détroit de Magellan puis les canaux de Patagonie et de Terre de feu, bordés par les derniers contreforts de la cordillère des Andes, ici totalement disloquée en une série d'îles et d’îlots arides ou recouverts de forêts natives, certains jamais foulés par l'homme ! Sommets enneigés, eaux sombres et glaciers arrivant directement dans la mer offrent un spectacle grandiose. Des oiseaux suivent silencieusement le sillage du bateau et de temps à autre un couple de lions de mer s'ébat dans les eaux glacées.
Lieux chargés de légendes et de rêves ; Histoires de découvertes capitales et d'explorations hasardeuses ; Monde hostile portant les espoirs de migrants européens fuyant la misére ou la persécution politique ; Immense territoire déchiqueté et sauvage, oú des hommes sans foi ni loi pouvaient se faire oublier. Terre native d'hommes adaptés á des conditions de vie extrêmes ; Mers de naufrages...
Epave sur le détroit de Magellan
Fernao de Magalhaes, le portugais, plus connu comme Hernando de Magallanes, veut contourner l'Amérique et rejoindre les Indes par l'ouest. Il se heurte à un refus du souverain portugais qui souhaite priviligier la route africaine. Il obtient l'appui de Charles Quint d'Espagne. Cinq navires prennent la mer le 10 août 1519. En 1520, un 1er novembre, il trouve le passage entre les 2 océans, et lui donne le nom de Canal de tous les Saints. Il ne reviendra jamais car durant la traversée du Pacifique, il est tué aux Philippines le 27 avril 1521.
Il aura accompli le premier tour du monde, ouvert la route du Pacifique par l'ouest et apporté la preuve que la terre est( bien) ronde !
La construction du canal de Panama amoindrira l'importance du passage.  
Mais Zweig, dans son livre "Magellan" * de conclure : " ...ce n'est jamais l'utilité d'une action qui en fait la valeur morale. Seul enrichit l'humanité, d'une façon durable, celui qui en accroît les connaissances et en renforce la conscience créatrice. "


* Merci, Bertrand, de l'avoir déposé sur les étagères du blog ! Je regrette de ne pas l'avoir avec moi !

Las casitas de color de Punta Arenas

 "Somos gente humilde ! " "Nous sommes des gens humbles ! " m'a dit une des habitantes comme pour s'excuser...Sous des cieux le plus souvent lourds et sombres, on dirait la palette d'un peintre amoureux fou de la vie !